mercredi 20 mai 2015

Et pour finir ...

Quelques remarques et observations (qui n'engagent que nous et ne doivent pas être prises comme des vérités absolues !).

Les routes sont généralement très étroites (surtout dans le nord de l'Ecosse), souvent sans bas-côtés. Sur certaines relativement fréquentées, il n'y a même pas la place de se croiser, d'où les "passing places".

Toutes les autoroutes que nous avons empruntées étaient gratuites. Par contre, sur les aires de services, le parking est limité à 2 heures au-delà desquelles il faut payer. Aux alentours des grandes villes, des panneaux lumineux nous invitent à rouler sur la bande d'arrêt d'urgence quand il y a des ralentissements.

La plupart des parkings sont payants, même en dehors des villes. Il est généralement interdit d'y passer la nuit (No overnight).

Très peu de pistes cyclables : les adeptes du deux roues cohabitent avec les voitures. Sous la pluie, c'est sportif !

Nous avons vu des milliers de moutons : dans tout le nord des Highlands, en dehors des zones trop désertiques, il y a des moutons presque partout. De ce fait, les routes sont souvent  coupées par des grilles, des "cattle grids", pour empêcher les animaux de passer.

L'influence de l'altitude est étonnante : 100 ou 200 m de dénivelé et la végétation n'est plus la même. A 300 m d'altitude on a des paysages de haute montagne.

C'est  vraiment la météo qui nous a le plus surpris. Le temps change en permanence. En plus de trois semaines sur place, nous n'avons eu qu'une journée de grand beau temps. Ce sont des alternances continuelles entre soleil, bruine, averses, pluie, grêle ... et beaucoup de vent.
Les écossais ne semblent pas gênés :  ils travaillent, se promènent, sortent leur chien sous la pluie. Il est vrai qu'autrement ils ne pourraient pas faire grand chose !
Les propriétaires de chien sont invités à jeter les déjections canines dans les poubelles de parking et de rue, avec les déchets ordinaires.

La Grande-Bretagne est réputée pour ses terrains de golf : nous en avons vu tout particulièrement dans le sud-est de l'Ecosse.

Nous avons été surpris par la monotonie de certaines rues : toutes les maisons sont construites selon un modèle standard, une uniformité à laquelle nous ne sommes pas habitués.

De nombreux magasins sont ouverts tout le dimanche, pas seulement dans les zones touristiques. Par contre, ils ferment généralement vers 17 h, même en semaine.

Pour nous, la vie est relativement chère, en particulier à cause du taux de change (printemps 2015) : le gazole à 1,20 £ nous revient à 1,70 € le litre (1,20 € en France) , un café expresso à 2,50 £ nous revient à 3,50 € !

Toutes les personnes que nous avons rencontrées étaient agréables, souriantes. Très "fairplay" au volant, ils se garent pour nous laisser passer avant qu'on n'ait pu le faire nous-mêmes.

Notre séjour en Ecosse se termine.
Nous sommes heureux d'avoir fait ce voyage, en particulier pour la beauté sauvage de ses paysages mais le froid  et la pluie ont quelquefois entamé notre enthousiasme ! 

Le Lac Lomond et Luss

Notre dernière étape en Ecosse a été le Lac Lomond.



 La météo ne nous a pas permis de profiter du parc national des Trossachs dont il constitue une entrée mais nous nous sommes réjouis de la visite de Luss, un beau petit village de maisons traditionnelles fort agréable de la côte est du lac.

Les maisons, restaurées avec goût , sont construites avec des pierres de couleurs douces.









dimanche 17 mai 2015

L'île de Skye

Ce qui nous surprend d'abord, en abordant l'île de Skye, c'est le nombre de touristes que nous croisons. C'est vrai que dans les Highlands du nord nous nous étions habitués à la solitude ...
Côté météo, c'est conforme au Guide Vert : "Quand les rayons de soleil transpercent soudain une brume épaisse ou un rideau de pluie, ils révèlent un paysage nu ...".



A Portree, le chef-lieu de l'île, les maisons colorées bordent le port.


Les paysages montagneux sont grandioses et toujours aussi nus : les arbres sont rares. 

"Le ciel changeait sans cesse avec le vent. On pouvait apercevoir une averse au loin, portée par un banc de nuages noirs ..." (Peter Mey).



L'Old Man of Storr est une figure emblématique de la côte Est.

Nous avons profité d'une journée très ensoleillée (la seule !) pour faire une petite randonnée jusqu'à un des nombreux petits lacs qui parsèment l'île. 


Notre seul repas en plein air ...


Le sol est gorgé d'eau s'écoulant en ruisseaux puis en torrents qui serpentent avant de se jeter dans la mer.

Au bord du chemin, nous découvrons des champs de tourbe : on en voit ici l'exploitation.







Le saumon d'Ecosse : en voici un élevage.

Comme souvent, la route est étroite (ici, la route principale de la côte ouest) et de nombreux "passing places" permettent de se croiser. A noter que les conducteurs britanniques sont très courtois et se mettent de côté dès qu'ils nous aperçoivent. 


Quelques anciennes Black Houses, murs de pierre et toits de chaume, sont reconverties en résidence secondaire ou en musée.


Nous avons aimé les châteaux de caractère se détachant sur les ciels  tourmentés qui nous ont accompagnés tout au long de notre visite de l'île de Skye.





vendredi 15 mai 2015

Highlands du nord

Après la région d'Inverness et du Loch Ness, nous mettons cap au nord pour rejoindre la côte la plus septentrionale de l'Ecosse.
Ici plus qu'ailleurs, les ciels sont changeants. Les nuages défilent sans que rien ne semble vouloir les arrêter. Alors, nous passons en quelques minutes de la pluie fine à la pluie torrentielle avant de retrouver un soleil radieux ... et une température plus douce.
Les effets de lumière sur les paysages sont immédiats et les animent. Souvent, il faut savoir attendre le bon éclairage pour prendre la photo. Nous ne nous en lassons pas.





Mais les paysages changent aussi. En montant vers le nord ils évoluent et quelques centaines de mètres d'altitude de plus nous transportent en haute montagne.
Ce qui nous surprend le plus, ce sont les étendues désertiques. Montagnes nues, landes de bruyère parsemées de lacs de toutes tailles reliés par des cours d'eau qui serpentent entre des rochers effleurant le sol.

Ces paysages nous rappellent d'autres voyages : Norvège, Laponie, ...






Plus près des zones habitées, les moutons sont nombreux. Leur élevage semble être la seule activité agricole et la plupart des brebis sont accompagnées d'un ou deux agneaux.












Les Black Houses, maisons de pierres avec un toit de chaume, sont les habitations typiques du 19e siècle. Celle-ci, rénovée, est aménagée en résidence secondaire.


Au retour, la côte ouest très découpée par de profonds fjords, nous évoque elle aussi les paysages scandinaves.